Sophie's profileFofi in AmericaPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
Fofi in AmericaLe fabuleux pays des amerlocains............. |
|||||
|
Merci de votre visite !
CHRISTINEwrote:
Coucou ma Sophie !
Je voulais te remercier pour toutes ces jolies photos... A travers toi nous avons l'impression d'être un peu en voyage nous aussi... Je suis heureuse de savoir que tout se déroule au mieux (sauf pour les 20 dollars bien sûr !). Cela ne doit pas être facile de garder les pieds sur terre quand on est entouré d'excentriques mais je reconnais que tout cela me semble fort intéressant vu de mon ordinateur. Je suis très jalouse de toi quand je te vois ingurgiter ces grosses glaces resplendissantes ! LA CHANCE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Fais bien attention à toi ma Sophie. On pense à toi bien souvent. Je t'aime ! CHRISTINE H.
Aug. 8
|
August 14 Le jour d'aprèsCoucou tout le monde!!!
Depuis Washington pas mal de rebondissements, comme vous pouvez le voir sur les photos. Visite d'une communauté Amish, barbecue chez Libbye por le départ des autres stagiaires en bioinformatique, concert 'Broadway songs'. Mais c'est sans compter l'épisode de la tornade. Et oui... Vendredi dernier, toutes les filles rentrent chez leur parents comme à leur habitude pour le week-end. Je me retrouve seule avec Elodie dans cette grande maison vide pour le week-end. On est réveillée en pleine nuit par un gros orage et un énorme bruit de vent tourbillonant. On regarde par la fenêtre, pas franchement rassurée par un bruit aussi gigantesque, et là nous avons vu notre arbre juste en face de notre fenêtre littéralement s'arracher du sol et parcourir 50m dans les airs. Là c'est franchement la panique, coupure de courant, pas de téléphone, ni de télé pour savoir si il y a une alerte tornade ou pas. Bref, on flippe à mort. On prend des couvertures, et on se terre dans le "safe space" de la maison, c'est l'endroit où on peut être le plus en sécurité si les fenêtres éclatent. Une autre fille était finalement là aussi, voilà qu'elle nous rejoint dans le sous sol, complètement paniquée. Là je me dis que si l'américaine a peur, alors qu'elle est censée en avoir déjà vu d'autres, c'est mal barré. On a donc attendu pendant une heure que tout ca se passe, sans savoir ce qui se passait dehors... Autant vous dire que j'ai pleuré ma maman comme jamais... J'ai bien cru que c'était la fin du monde. On a vu seulement les degats le lendemain matin en sortant dehors. Le campus ressemble encore aujourdhui au jour d'après l'apocalypse (cf. les photos). Bref, nous n'avons pas eu d'électricité ni d'eau pendant trois jours et le courant vient juste de revenir. Ouf!! Selon les gens du labo c'était une petite tempête tornade de rien du tout, alors j'imagine même pas ce que ca doit etre une grosse. Ca faisait n'empeche plusieurs annees que ca n etait pas arrivé dans le minnesota. Donc les loulous, je revendique le statut de stage loose...
A part ca tout va bien :)
On commence tout doucement à reprendre une activité normale. C'est vraiment un pays de fous ici, vive la France!!!
Bisous à tous et à très bientôt! August 01 WashingtonCoucou la clique! Bon je me décide enfin à vous donner un peu de mes nouvelles, faut dire que j'ai la flemme, les photos ca résume bien quand même. Faut que je vous raconte ma semaine à Washington... Pour ceux qui étaient pas au courant mon labo m'a payé une semaine à Washington pour visiter le TIGR (THE Institut of Genomic Research voyons...). Ouahhhhhhhh trop cool, ok, ca marche. Sauf que mon gentil maître de stage avait oublié de me préciser qu'il fallait en fait que j'y aille pour présenter (oui oui c'est ca) le projet du labo devant moultes personnes, que c'était ultra important pour la réputation du département patati patata... Oulala, je pars quand déjà? Lundi? On est quand? Vendredi 05h30 p.m? Diantre c'est la panique. Bon j'ai quand même réussi à pondre un truc vite fait bien fait pendant le week-end. Je le présente à mon maître de stage lundi matin avant de filer à l'aéroport:"Ouah t'es trop forte , tu gères trop le powerpoint!" Tu parles, j'avais trop honte de lui proposer mes trois diapos et demi sans fonds d'écran et avec deux pauvres anim'. Nan, sans rire, j'ai quand même essayé d'améliorer la machine... Donc me voilà partie pour Washington, rendez-vous avec les trois autres étudiants: Ernesto d'Angola, Jen-Hao de Taïwan (un peu coincé mais il s'avérera dans le futur fort sympathique) et Bernd, l'allemand (qui s'avérera quant à lui fort relou...). Arrivée à l'hôtel, ma foi, fort luxueux: le monsieur américain de l'accueil me donne même tout pleins de coupons pour avoir des boissons au bar, va savoir pourquoi, j'en pas encore tout bien compris. La chambre s'avère être une suite (et ouais) avec deux télé format home cinéma dans la même pièce, je vois pas trop l'utilité, mais disons que ça en jette! Passons rapidement sur les deux premiers jours de visite du TIGR, parce que en fait j'ai stressé pour rien: je me suis rendue compte que yavait des français qui parlait encore plus mal que moi et qui étaient cette fois vraiment nuls en powerpoint. Ca a donc fait de l'effet, le type qui présidait le meeting s'est empressé d'envoyer un mail à mon maître de stage pour lui dire que son projet était trop fun and interesting. Devoir accompli. Pendant la journée et demi qui restait j'ai moisi derrière un ordinateur. On a eu droit à une initiation à la bioinformatique par un petit chinois (les petits chinois ont un fort accent donc je capte jamais ce qu'ils disent... Manque de bol, yen a pleins qui travaillent avec moi). Donc bon... c'était pas super passionant. Les 4 derniers jours, je les ai passé à visiter avec toute la team Washington by night, le musée de l'aérospatial, celui des sciences naturelles (ça y est, j'ai enfin vu un Moaï, pour ceux qui l'ignorent je suis une grande fan de l'île de pâques!!!), et le musée de l'espionnage. Très drôle. Un peu de chouilles pour saupoudrer le tout, avec quelques bouteilles de pinard achetées parci parlà, fort bon, je dois le dire. Enfin bon, Washington, c'est bien sympa, mais ça crève quand même pas mal. Donc j'étais bien contente de rentrer dimanche, surtout que Bernd, pas allemand pour rien, nous a bien cassé les %&ù"''é" durant toute la semaine: grand angoissé de la vie, il me tapait un scandale à chaque fois que je m'arrêtais à un Starbucks (bon c'est vrai, je m'arrête à tous les Starbucks, mais les frappucino caramel c'est tropppp bon), voulait absolument que tout rentre dans le planing ultra timmé qu'il avait tapé sous Word la veille et tout et tout. J'ai retenu Elodie plus d'une fois mais elle a craqué et l'a trucidé sur place. Ce à quoi il a juste répondu que nous n'étions que des petites impolies... Ahaha je me marre. Mais ce n'était pas fini! Notre avion a été annulé, donc on a fait dodo dans l'aéroport de Washington pour attendre un vol à 5:00 du mat pour Detroit (v'là le détour) pour ensuite supplier le monsieur du guichet américain de nous trouver un autre vol. Les cloportes, ils nous ont qd meme fait chauffer la carte bleue, j'y croyais pas. Nous voilà donc à Minneapolis, maintenant reste l'étape du taxi qui doit nous ramener jusqu'à notre lit. Pas d'la tarte. Il a cru que nous étions d'innocentes touristes et nous a fait faire le tour de Minneapolis (1h de trajet au lieu de 20mn). Pas dupe la Fofi, je lui ai tapé une scène sur le trottoir, et j'ai rien lâché... Tout se négocie ici, c'est assez effrayant. Mais bon le point positif, c'est que je suis pas allée au taff lundi, et c'était pas de refus, parce que les PCR, j'en peux plus. Voilà pour les dernières news, il fait chaud, trop chaud, ici, même la clim qu'il y a dans cette baraque ne suffit pas à refroidir l'atmosphère. Les américains sont de plus en plus fous et finalement... c'est pas toujours des rigolos.
Bisouilles les potos, à la revoillure!
July 16 Duluth au bord du lac supérieur et Bastille DayOlala là dedans!
Bon petit week-end puisque cette fois nous nous sommes dirigées vers Duluth, un port au bord du lac supérieur à plus de deux heures de route d'ici. Départ donc vers 7 heures du matin pour arriver vers 10h à Duluth. Balade le matin au bord du lac supérieur, visite du phare, et de la plage, assez déserte... Et oui, l'eau du lac supérieur est encore très très froide!!!
Déjeuner dans un petit resto français le midi, bien agréable! J'ai mangé du poisson aux Etats-Unis! Je ne me suis même pas refusé un petit verre de vin, ça me manquait décidèment trop. Mais c'est pas franchement donné ici!
L'après-midi, visite d'un manoir ayant appartenu au début du siècle à une des familles les plus riches de la région. Il semblerait même qu'il soit hanté! Histoire de meurtres et de disparitions suspectes...
Retour à la maison vers 20h après un ptit fast food qui m'est resté un peu sur l'estomac. Je pense que je suis calmée pour un petit bout de tems côté hamburger.
Aujourd'hui dimanche, nous sommes allées dans le centre de Minneapolis où il y avait un petit rassemblement de french people pour fêter le 14 juillet. Et bien, on en a pas rencontré beaucoup! On a aussi eu la joie de pouvoir goûter du french wine, vous verrez sur la photo à quel point il avait l'air bon =) On s'est consolé en allant manger une petite glace.
Mauvaise surprise en rentrant à la maison, puisqu'on s'est rendu compte que la chambre avait été fouillée et que, ô joie, on m'avait volé 20 dollars. Bref, il y a tellement de passage dans cette baraque que je pense que le voleur ne sera jamais attrapé.... Snif.
Il fait toujours aussi chaud dans ce pays, on finit presque à apprécier la clim'!
Gros bisous à tous et à plus pour de nouvelles aventures minesotiennes! June 27 Nouvelles MinnesotiennesAprès seulement deux semaines aux Etats-Unis, on s’aperçoit qu’on prend vite ses marques. La semaine, c’est le train train quotidien avec Boulot Métro Dodo. Le soir, c’est vrai qu’on est quand même assez crevées. On progresse assez vite niveau compréhension de l’américain (on sait maintenant qu’il faut parler avec une patate dans la bouche à la John Wayne), mais notre maître de stage nous parle de plus en plus vite, et n’empêche, faut arriver à suivre. Donc on sort pas trop trop. Mais je me culturationne en cinématographie, puisqu’il y a à peu près tous les films américains les plus débiles qui soient ici. On en profite, ca fait bosser l’américain. Par contre… le week-end ! Je ne sais pas si je vous l’ai déjà raconté à tous mais nous avons fait la connaissance d’un français, Julien. (Disons plutôt qu’il est venu se présenter de lui-même la semaine dernière en venant toquer au carreau à une heure incongrue, vous comprendrez la joke plus tard…) Donc ce cher Julien doit quand même s’ennuyer un peu, puisqu’il déboule absolument tous les soirs après son boulot (petit rappel, il est chauffeur routier, et un camionneur ça finit tard) pour sortir dans des bars draguer la gueuse. Sauf que nous on est un peu fatiguées quand même en semaine (minuit et demi faut pas pousser) et qu’on taffe tôt le matin. Donc je me marre bien parce que Elodie est pas loin de craquer et de l’étrangler à main nue par l’embrasure de la fenêtre. On fait preuve d’une imagination sans limite pour l'éviter. Mais bon, c’est pas le tout, il faut faire la fête quand même, donc on est sortis au Nye’s Polonese samedi soir (on avait lu dans un bouquin que c’était le meilleur bar des Etats-Unis). Et bien bof bof, on a été vite refroidies ! J’ai également vite pris connaissance de la réputation que les françaises pouvaient avoir ici. Après seulement 3 minutes, on s’est retrouvé avec une quinzaine de type agglutinés autour de nuit à nous raconter trois histoires en même temps dans les oreilles, tout ça n’était pas très innocent et ça sentait le traquenard à plein nez. Heureusement on s’est sauvées toute seule (Julien La Crevette avait même pas capté qu’on était dans une situation un peu limite, la jument blonde d’à côté l’intéressait plus à vrai dire…) Bref, on est sorties de là (moi morte de rire, Elodie ptêtre un peu moins ;) et on s’est posé sur la terrasse, où là, j’ai réussi à tenir une conversation de un quart d’heure (quand même ! respect !) avec une nana sur la politique franco-américaine. Pas grand-chose d’intéressant à en retirer non plus, mais bon, ça improves my english, c’est l’essentiel. Un messieur bizarre aussi nous a parlé et nous a offert un stylo avec son numéro de téléphone dessus. Très drôle. En revenant, on a retrouvé notre collocataire (vous savez, Kendra, la Barbie, oui oui, celle qui habite à Beta of Clovia, 0 alcool, 0 tolérance !) complètement ivre morte, au point qu’elle a appelé sa mère (oui oui c’est ça) pour qu’elle vienne la chercher pour l’emmener à l’hôpital. Et hop ! C’est pas passé par l’Ensat ça. Bref, ils l’ont juste mis sous perfusion, un poil déshydratée la nana, mais rien de méchant. J’ai été complètement affligée qu’elle puisse demander à aller à l’hopital pour ça alors qu’elle n’avait qu’à aller se coucher avec une bonne bouteille de flotte. Bref… On fait des recherches pour se faire une virée en voiture (50 dollars la location pour le we ça vaut le coup !). Dans deux semaines, nous allons probablement aller à Duluth, c’est un port magnifique au bord du lac supérieur. Et dans un mois, on se dirige vers le sud de l’état voir un village Amish, les chutes du Niagara sous terre (!!!), et ptêtre une réserve indienne. Pas mal comme programme !
Un gros bisous à tous les expats’ !!! Pour Carole (et les parents!): Lumière sur ce qu'est la PCRPas mal de personnes ne savent pas ce qu’est une PCR… Comment? Alors un peu de culturation sur ce que je fais pendant la première partie du projet mené durant le stage. Une maladie transmise par les nématodes présents dans le sol ravage les cultures de soja dans le Minnesota. Il s’agit donc de trouver un moyen de l’éviter, en plantant des variétés de soja résistantes. Plusieurs variétés de soja ont été isolées et plantées en serre. Mon boulot est donc de partir de ces plantes et d’en tirer leur adn respectif (je vous passe les détails du protocole, en gros, on extraie tout ca avec de l’alcool). Je me retrouve alors avec une centaine de petits culots microscopiques contenant l’adn de cette centaine de variété. A partir de là, je m’intéresse aux sattellites : ce sont des parties de chromosomes qui n’appartiennent pas vraiment aux gènes, mais qui s’avèrent indispensables à la plante, et qui contiennent l’information répondant à la question : c’est une plante résistante ou non à la maladie ? Donc, en gros, je multiplie chaque adn des millions de fois pour en avoir autant de copies, et je fais migrer tous ces petits bouts sur un gel d’agarose. Selon le différentiel d’avancement de l’un ou l’autre bout, je connais le « poids » de chacun. A partir de là, j’en déduis de quoi ils sont constitués (en gros c’est un séquencage). Je mets tout ça dans une machine à ultra-violet reliée à l’ordinateur, et paf ! J’obtiens une image pas (trop ?) difficile à analyser, et je peux dire que telle ou telle plante est résistante ou pas à la maladie. Je sais pas si j’ai été assez claire mais j’ai fait du mieux que j’ai pu, et surtout le plus simple possible ! J’espère que ça répondra à ta question Carole ;) |
||||
|
|